Je suis une grande marcheuse et j’avoue qu’une journée sans marcher, c’est difficile.
Je ne parle pas forcément de randonnée, ni de marche sportive avec tenue technique et montre connectée. Je parle simplement de marcher. Pour aller quelque part, pour rentrer chez soi, pour réfléchir, pour prendre l’air ou parfois pour ne rien faire d’autre que mettre un pied devant l’autre.
Ce qui est formidable avec la marche, c’est qu’elle n’est pas un sport ultra-fatigant et qu’elle n’est pas violente pour le corps. Presque tout le monde peut marcher.
Alors profitons de cette chance.
Parce que marcher, c’est bon pour le cœur, pour les muscles, pour la tête, pour le moral… et même pour le teint.
Marcher, c’est bon pour le corps
Pas besoin de faire compliqué.
Quand on marche, on bouge. Les muscles travaillent, le cœur aussi, l’endurance s’entretient et la circulation sanguine est stimulée.
Et puis il y a ce petit effet très concret que l’on remarque après une bonne marche : on a meilleure mine. Les joues se colorent, le visage reprend des couleurs.
La marche permet aussi de sortir prendre l’air et, avec lui, sa dose de lumière naturelle.
Bref, on revient souvent d’une promenade avec le corps un peu plus réveillé et le teint un peu moins gris.
Marcher, c’est bon pour la tête
Mais les bienfaits de la marche ne s’arrêtent pas au corps.
Marcher laisse de la place aux pensées.
Combien de fois une idée m’est-elle venue en marchant ? Combien de problèmes qui semblaient insolubles ont trouvé leur solution après quelques kilomètres ?
C’est peut-être parce qu’en marchant, on cesse de vouloir absolument trouver la réponse.
Ralentir, c’est prendre le temps de sentir son corps, de penser et même de s’égarer.
Et c’est dans les égarements que les eurêkas se pointent.
Pas dans les programmes chargés.
La marche est aussi un formidable antidote à la mélancolie. Quand on a le moral dans les chaussettes, sortir, bouger, prendre l’air et regarder ce qui se passe autour de soi peut suffire à changer l’atmosphère d’une journée.
Ça ne résout évidemment pas tout. Mais parfois, faire quelques kilomètres aide déjà à sortir de sa tête.
« Je n’ai pas le temps »
Ah, l’argument du manque de temps.
Bon. Je veux bien l’entendre.
Si vous devez courir entre la crèche, le bureau, les courses et les devoirs des enfants, évidemment, il peut être compliqué de dégager 45 minutes supplémentaires.
Mais si vous voulez simplement gagner quelques minutes le matin pour rester au chaud chez vous ou rentrer plus vite le soir pour vous affaler sur le canapé, je vous invite à réviser votre opinion.
Parce que ces quelques minutes gagnées ne valent peut-être pas les bénéfices d’une marche. Si vous arrivez plus vite que celui qui a marché, qui a gagné ?
Et surtout, il n’est pas nécessaire d’ajouter la marche à votre emploi du temps.
Il suffit parfois de changer votre façon de vous déplacer.
Et si vous faisiez une partie de vos trajets à pied ?
Pour n’importe quel trajet que vous pensiez faire en transport ou en voiture, posez-vous la question :
Est-ce que je pourrais le faire autrement ?
Pas forcément tout le trajet.
Vous pouvez descendre quelques stations avant votre destination. Ou partir quelques stations plus loin. Faire une partie du trajet à pied. Aller chercher le pain en marchant plutôt qu’en prenant la voiture.
Mon conseil : commencez par 30 minutes de marche, puis augmentez si vous en avez envie. Et pourquoi pas 45 minutes certains jours ?
L’avantage, c’est que vous n’avez même pas l’impression de faire du sport.
Vous êtes simplement en train d’aller quelque part.
Le matin, marchez vite. Le soir, prenez votre temps.
J’aime particulièrement cette différence entre la marche du matin et celle du soir.
Le matin, vous êtes pressé. Vous avez un horaire à respecter.
Alors vous marchez vite.
Et finalement, vous faites votre marche rapide sans même l’avoir programmée.
Bonus : vous pouvez arriver au bureau avec les idées plus claires et, qui sait, la solution qui vous manquait la veille.
Le soir, en revanche, changez de rythme.
Vous n’avez plus besoin de courir.
Regardez autour de vous.
Les vitrines, les arbres, les immeubles, les passants, le ciel, les lumières qui s’allument.
C’est une marche détente. Un sas entre le travail et la maison.
Vous avez peut-être passé huit heures devant un écran. Vous pouvez bien passer les 45 minutes suivantes à regarder le monde réel.
#SeptemMarche : Et si septembre devenait le mois de la marche ?
Je ne vais pas vous demander de devenir marathonien.
Ni de vous lever à 5 heures du matin pour parcourir dix kilomètres avant le travail.
Je vous propose quelque chose de beaucoup plus simple : marcher davantage.
Une station de métro. Puis deux.
Trente minutes aujourd’hui. Un peu plus demain.
Et pourquoi pas faire de septembre le mois où l’on remet la marche au cœur de nos journées ?
D’ailleurs, au moment où j’écris ces lignes, je suis moi-même en train de marcher.
Oui, oui. Je marche et j’écris cet article.
Parce que finalement, c’est peut-être ça que j’aime dans la marche : elle ne demande pas forcément qu’on arrête tout.
Elle permet simplement de faire de la place.
Aux idées. Au corps. À la lumière. À ce qui nous entoure.
Alors, on se lance ?


